Les entreprises de demain

« La croissance », « le profit », « les résultats », « les objectifs », « les actionnaires » autant de mots qui font référence à un système qui s’essouffle. Le capitalisme depuis la révolution industrielle anglaise du XVIIIème siècle a le vent en poupe.

Mais la réalité actuelle doit nous amener à repenser ce modèle.

D’un point de vue environnemental, voici les conséquences :

  • 200 espèces qui s’éteignent chaque jour en ce moment
  • Plus de plastique dans les océans que de poissons d’ici à 2050
  • 30% de la biodiversité qui pourrait être perdue d’ici à la fin du siècle si le rythme actuel des émissions de gaz à effet de serre se poursuit.

Pas besoin d’en dire plus…

D’un point de vue humain :

  • Entre 200 millions et 1 milliard de réfugiés climatiques d’ici à 2050.
  • Jusqu’à 3 milliards d’êtres humains en manque d’eau d’ici à 2080.
  • 400 millions de personnes menacées par la montée du niveau des océans (1 mètre d’ici 2100).
  • Cent millions de morts d’ici à 2030, l’équivalent de la population des Philippines à cause du réchauffement climatique.
  • Un coût de 1 050 milliards d’euros d’ici à la fin du siècle, soit 2 fois le PIB de la Belgique.

Source : France TV Info

Ce n’est pas nouveau, nous sommes bel et bien dans une situation de crise climatique.

Mais quel rôle avons-nous à jouer en tant qu’entrepreneur dans tout cela ? C’est une question que je me suis posée pendant 8 mois. J’ai arrêté mon activité et je suis allé à la rencontre de projets, personnalités et initiatives inspirantes.

De tous ces échanges est né la communauté Wyneo, une nouvelle manière d’entreprendre. Wyneo réunit des experts Linkedin indépendant au sein d’une communauté. Chaque entreprise de la communauté à vocation à devenir une entreprise humaniste. 

En ce sens, Wyneo s’articule autour de 3 principes :

  • Le résultat économique et la rentabilité immédiate ne sont pas la finalité.
  • La finalité de l’entreprise est double : sociale et écologique. Nous travaillons donc pour les autres au sens large (nature et être vivants incluant l’homme) avant toute chose.
  • Nous construisons des liens authentiques avec toutes les personnes qui travaillent avec nous

Nos esprits sont conditionnés par l’impératif de rentabilité immédiate et j’aimerais vous montrer à travers cet article comment j’ai cassé ce conditionnement pour atteindre une richesse qui n’a pas de prix. 

Je souhaite ici montrer que l’on peut créer des organisations qui créent de la valeur sociale et écologique, et qui par là même, prospèrent économiquement.

Vous n’avez pas le temps de lire le roman ci-dessous ? Je vous mâche le travail, si vous n’aviez que 4 enseignements à retenir de cet article les voici :

  • Soyez vous-même tout le temps. On clame de faire une différence entre la vie personnelle et la vie professionnelle, mais il n’y en a aucune. La seule chose à faire est de trouver le bon équilibre entre les convictions et valeurs que vous portez et la manière dont vous en parlez avec tous ceux avec qui vous interagissez.
  • Définissez une vision, une raison d’être claire à votre projet, bien sûr tournée vers la création de valeur sociale. Wyneo donne 10% de ses bénéfices à ses associations partenaires et/ou projets à impacts positifs. 
  • Ne créez pas de la richesse avec de la valeur sociale. Si vous souhaitez que votre projet marche, faites le raisonnement en sens inverse, c’est la clé de la « vraie » richesse.
  • Mettre votre projet au service des autres : en donnant. Il ne s’agit ni de « donner avant de recevoir » ni de « donner pour recevoir », il s’agit de « donner sans condition ».

Transformer ces enseignements en engagements concrets dans votre activité est le meilleur moyen de redéfinir l’essence même de l’entreprise capitaliste.

Et je vous garantis qu’en plus d’être une véritable force de progrès social, vous allez formidablement réussir.

Si vous êtes encore là, c’est que vous souhaitez lire la version longue : c’est parti !

Une entreprise altruiste, une entreprise humaniste ou encore une entreprise à impacts positifs : c’est quoi ?

« Quel pourrait être le titre d’un ouvrage définitif sur l’entreprise ». Voici la question qu’un journaliste anglais a posée à Peter Drucker (le gourou du management au XXe siècle) lors d’une interview, dans les années 1990. Voici sa réponse : « Comment devenir millionnaire et aller tout de même au paradis ?». 

Bien que Drucker soit avant-gardiste dans ce propos, il convient de le reformuler avec nos enjeux actuels :

« Comment gagner décemment sa vie, grâce à des actions qui mènent à un monde meilleur ?».

La réponse à cette question est centrale dans les principaux enjeux écologiques et sociaux auxquels notre monde moderne fait face. Mais je vous vois venir… est-ce vraiment possible qu’une entreprise se mette au service d’un monde meilleur, quand bien même elle serait juridiquement au service de son propre intérêt économique ?

Et qu’en est-il des clients, fournisseurs, partenaires et/ou communautés avec lesquels l’entreprise opère ?

La réponse à ces deux questions réside dans notre définition de ce qu’est une entreprise humaniste, que nous appelons également une entreprise à impacts positifs :

« C’est une structure juridique qui ne travaille pas directement avec les entreprises qui détruisent la planète et le vivant. L’entreprise humaniste n’a pas pour objectif premier la croissance économique à tout « prix ». En ce sens, ces actionnaires et salariés peuvent percevoir une rémunération avec un seuil à ne pas dépasser. Une fois ce maximum atteint, les bénéfices restants sont soit réinvestis dans le développement de l’entreprise soit donnés à des associations à caractères social et environnemental et/ou réinvestis dans des projets à impacts positifs. Ces dispositions sont inscrites dans les statuts de l’entreprise qui les met à disposition ainsi que ses comptes bancaires à qui le veut ».

En d’autres termes, une entreprise humaniste est une entreprise dont la finalité première consiste à promouvoir la santé et le bien-être de la planète et de toutes les formes de vie qui y séjournent, dans un souci permanent de transparence, de partage de valeurs communes et de distribution équitable du pouvoir et des richesses. Le tout, en prospérant économiquement.

Sur le papier c’est beau ! Mais existe-t-il des entreprises altruistes in real life ?  

 

Tout d’abord, se racheter une conscience en créant une fondation, en faisant de la philanthropie n’est pas la solution. À ce sujet je vous invite à lire cet excellent article sur Bill Gates et le philantro-capitalisme, où l’art de faire croire que l’on donne tout en remplissant son portefeuille. 

Je vous ne parlerai pas non plus de rentrer dans cette démarche née à la fin du XXe siècle qu’est la RSE (Responsabilité Sociale des Entreprises).

Je pense que le mot « Greenwashing » existe en grande partie à cause des politiques RSE bidon mises en place par les grands groupes pour redorer leur image et continuer à gagner des parts de marché.

Pour avoir discuté avec un bon nombre de responsables RSE, les personnes à ce poste ont majoritairement aujourd’hui pratiquement zéro marge de manœuvre pour impulser de véritables dynamiques de changement à grande échelle dans les entreprises. Et je ne vous parle pas des budgets qu’ils ont…

Je ne vous parlerai pas non plus du travail plus que nécessaire fait par des associations et ONG qui sont sur le terrain en train de planter des arbres, aider des personnes dans le besoin ou mener toute autre action louable . Malheureusement, une bonne partie des associations et ONG travaillent dans l’urgence, car il y a effectivement urgence. En revanche, elles ne traitent pas le mal à la racine et se battent comme elles peuvent pour faire face au rouleau compresseur capitaliste, qui tue la nature et les hommes.

Malheureusement beaucoup d’entre elles acceptent des fonds des entreprises qui créent le problème à la base. Comment refuser de l’argent pour payer les salariés et autres frais fixes de l’association / ONG et continuer le combat ? C’est très difficile… je ne blâme personne.

La réalité c’est que bon nombre d’associations et ONG ont laissé rentrer le loup dans la bergerie et se retrouvent à devoir lui rendre des comptes.

Conflit d’intérêts assuré ! Si le système doit changer, malheureusement les associations et ONG qui sont dépendantes de financements de grandes entreprises ne peuvent structurellement et financièrement pas engager cette démarche.

Donc, qu’est-ce qu’ils nous restent ? Une politique inféodée aux intérêts économiques des multinationales qui financent nos élus et font pression sur eux à grand coup de lobbying.

Des citoyens qui font du mieux qu’ils peuvent pour comprendre ce qu’il se passe entre syndromes de l’autruche, do it yourself et dépression climatique.

Ce qu’il nous reste ? C’est nous, les entrepreneurs.

Le capitalisme est la racine du problème, doit-on l’arracher d’un coup sec ? Je ne suis pas de cet avis-là. Le capitalisme peut être la racine de la solution à la crise écologique et sociale que nous vivons déjà.

Je vous parle ici de modèles entrepreneuriaux très novateurs. C’est le genre de modèles qui proposent des alternatives aux plastiques plutôt que de faire interdire la vente de couverts en plastique. C’est le genre de modèles où la demi-mesure n’a pas sa place.

On parle aujourd’hui d’approches comme For Benefit Corporations (les entreprises à mission ), ou encore de B-Corps ou Conscious Capitalisme.

Autant de modèles qui souhaitent changer le système économique actuel sans décroissance, sans le détruire, mais en l’adaptant aux enjeux sociaux et environnementaux.

Il ne s’agit pas uniquement des stigmatisés (dont je fais partie) véganes, bobos, écolos, utopistes qui se déplacent en vélo en bambou et font pipi sous la douche, il s’agit aussi d’entrepreneurs à succès, d’intellectuels, scientifiques, grandes fortunes et philosophes reconnus.

Tous secteurs confondus, allant de la mode à l’industrie de la santé et de l’agroalimentaire, en passant par la grande distribution et la finance. Quel que soit le secteur où vous opérez, vous pouvez devenir un acteur à impacts positifs, une entreprise altruiste et humaniste.

Pour rajouter du « cœur » dans votre activité professionnelle, pour changer le monde, il faut savoir casser les codes et « sortir de la maison ».

Tous les dirigeants de ces projets et entreprises ont suivi leur propre transformation avant de transformer leur société. Je vous invite donc à lire cet article-ci.

Il n’existe en revanche pas un modèle d’entreprise humaniste semblable à la perfection. L’humanisme est inhérent à chacun et à ce compte se développe dans les entreprises d’une manière différente à chaque fois.

Sur le chemin de l’humanisme, vous retrouverez :

  • La Nef : banque et finance éthique
  • Enercoop : électricité durable
  • LemonTri : recyclage
  • Biocoop : nourriture bio
  • Ecosia : moteur de recherche qui plante des arbres

Et bien d’autres ici

Comment contribuer à la société sans nuire à la vie ?

Arrêtons les calculs économiques court-termiste : repensons le business modèle, voilà ce que l’on s’est dit chez Wyneo.

Repenser son business modèle pour être une société humaniste cela ne veut pas dire qu’on va supprimer le mot « business » de « business model », mais qu’on va trouver des solutions pour mêler business et objectifs sociaux et environnementaux.

Pour contribuer à la société sans nuire à la vie, vous devez donc devenir une entreprise humaniste et cela passe par 5 étapes :

  • Définir le pourquoi de votre projet et votre objectif social. Vous verrez qu’en se détachant de ce qu’on fait concrètement pour se concentrer sur ce à quoi on souhaite servir, on ne voit plus notre offre comme une finalité, mais comme un moyen. Chez Wyneo nous capitalisons sur ce que nous savons faire de mieux : utiliser LinkedIn. Notre pourquoi, notre raison d’être c’est de créer des liens entre nos clients et les milliers de profils présents sur Linkedin de chefs d’entreprise, recruteurs, marketeurs, investisseurs, candidats, etc. Notre objectif social ? Donner 10% de toutes nos prestations à nos associations partenaires et 100% (vous avez bien lu !) de nos bénéfices annuels. Notre objectif et vision sur le long terme ? Démultiplier notre approche dans le monde entier afin d’aider à la création de 1000 entreprises à but non lucratif dans le monde. 
  • Vous fixer des limites : si vous ne fixez aucune limite, à la fin de l’année vous allez donner 100% de 0 euro. Pourquoi ? Car vos actionnaires auront tout récolté (« si vous êtes indépendant l’actionnaire dont je parle c’est vous…). Wyneo a donc signé une déclaration d’engagements avec le collectif We Act 4 Earth précisant une rémunération maximale de 5000 euros par mois pour chaque actionnaire de la société. Tout le reste part en bénéfices distribués aux associations partenaires. 
  • Vous entourer des bonnes personnes et mutualiser : seul on va plus vite, ensemble on va plus loin. Je trouve cette phrase clichée, car il suffit de choisir des personnes qui ne partagent pas vos valeurs et vous n’irez nulle part. Au départ, Wyneo, c’est moi (Florian Bourguignon) avec l’idée folle de faire tout ce que je vous décris. 30 jours plus tard, je duplique cette approche en créant le collectif d’acteurs engagés We Act 4 Earth on est déjà 500 sur un groupe Linkedin d’acteurs engagés tous prêts à challenger leur manière de travailler. Coopérer et mutualiser les compétences, le temps, les fonds est la clé pour réussir un projet de transformation. Il est aussi très important, je pense, d’écrire une déclaration d’engagements (comme nous l’avons fait ici) afin de vérifier que toutes vos parties prenantes et en particulier vos fournisseurs soient sur la même longueur d’onde que vous.
  • Dire « non ! » : refusez de travailler avec les entreprises qui détruisent le vivant et notre planète : as simple as that. Chez Wyneo, notre question est simple : « est-ce que votre activité contribue d’une manière ou d’une autre à revitaliser mère Nature et les rapports humains ? ». Oui, on bosse avec vous. Non, la porte est là-bas. Oui et non : on voit ce que vous faites pour devenir une meilleure version de vous-même.
  • Être irréprochable. Gandhi disait « sois le changement que tu aimerais voir en ce monde ». Cela s’applique à l’entreprise : « soyez l’entreprise que vous aimerez voir dans ce monde !». Cela veut dire s’interroger sur l’impact écologique de sa société et mettre en place des mécanismes de diminution et de compensation pour limiter tout cela. C’est un travail qui n’a pas de fin, car il existe toujours des petites actions pour améliorer l’empreinte de son entreprise. En attendant, pour mettre le pied à l’étrier découvrez la liste de nos fournisseurs à impacts ici, car diminuer son impact c’est aussi arrêter de donner son argent aux GAFAM (Google et compagnie) et payer le prix qu’il faut payer pour un service green et durable.

 

L’argent n’est plus une fin en soi, mais un moyen d’agir !

Plus une structure possède d’argent, plus elle peut appuyer son action, mieux elle peut rémunérer ceux qui travaillent et plus elle peut améliorer la solution.

C’est sympa tout cela, mais économiquement parlant : les résultats ?

Bon, si vous vous êtes posé cette question, c’est qu’il faut que vous relisiez l’article, mais je vous pardonne, elle est légitime tant nos esprits sont profits / rentabilités centrés.

Tous les changements que je vous présente en sont aux prémisses au moment où j’écris ces mots. Mon objectif est de prouver à travers la communauté Wyneo, que l’on peut réunir des personnes remplies de bonnes intentions sous le même toit (qui plus est ici nous sommes tous concurrents sur le papier !), dont le seul but dans la vie n’est pas de devenir célèbre et riche, tout en choisissant la typologie de clients avec lesquels travailler et en ayant des résultats économiques encore meilleurs qu’avant.

Je rajouterais que se mettre au service de… cela nourrit la compassion intérieure qui est selon moi le carburant le plus durable au monde pour alimenter le moteur du bonheur.

Envie de rejoindre notre communauté et réconcilier travail et aspirations profondes ? La porte est grande ouverte ici.

Envie de travailler avec nous ? Découvrez nos services ici

Juste envie de nous rencontrer pour étudier les synergies ? C’est par ici !

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